Home SaludCáncer de mama y trabajo nocturno: Francia reconoce el vínculo y Québec lo evalúa.

Cáncer de mama y trabajo nocturno: Francia reconoce el vínculo y Québec lo evalúa.

by Editora de Salud

Un tribunal français a reconnu un « lien direct » entre le cancer du sein d’une infirmière et son travail de nuit, une décision qui pourrait avoir des répercussions au Québec, selon des spécialistes consultés par La Presse.

Sylvie Pioli, infirmière ayant travaillé près de 25 ans de nuit dans un hôpital de Provence, a reçu un diagnostic de cancer du sein hormonodépendant à l’âge de 55 ans. Le Tribunal administratif de Marseille a reconnu en mars dernier qu’il existait une « probabilité suffisamment élevée » d’un lien entre sa maladie et ses conditions de travail.

« Il est de plus en plus reconnu qu’il existe un lien entre le travail de nuit et l’augmentation du risque de cancer, particulièrement le cancer du sein », a affirmé Annie Vallières, professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval.

En 2023, une autre infirmière de nuit en France avait déjà obtenu la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle, par le biais de son régime de retraite. Le Danemark avait également indemnisé des travailleuses de nuit en 2008, suite à la classification du travail de nuit comme cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2007.

Au Québec, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a indiqué qu’il n’existe actuellement aucune orientation spécifique reconnaissant le travail de nuit comme cause de maladies professionnelles.

Cependant, Me Rachel Cox, professeure à l’UQAM, estime que la situation pourrait évoluer. « Au Québec, on n’est pas rapides à agir, mais si l’on suit la trajectoire scientifique, le lien entre les perturbations des rythmes circadiens et un risque accru de cancer est de plus en plus évident », a-t-elle déclaré.

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Selon la juriste, une reconnaissance pourrait découler d’un cas porté devant le Tribunal administratif du travail ou d’une décision du Comité des maladies professionnelles oncologiques créé par le gouvernement québécois. Elle souligne qu’une indemnisation pourrait rencontrer une résistance en raison des coûts, mais que « la jurisprudence est très claire ».

On parle d’une preuve par prépondérance : que l’hypothèse qu’il y ait un lien soit plus probable que l’hypothèse contraire. Donc à mon avis, on s’en va dans ce sens-là, c’est inéluctable.

Rachel Cox, professeure au département des sciences juridiques de l’UQAM

France Labrèche, professeure associée à l’Université de Montréal, estime que la discussion publique sur ce sujet pourrait inciter à des changements. Elle cite l’exemple du lien entre pesticides et maladie de Parkinson, reconnu au Québec après la France, suite à une sensibilisation accrue du public.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente une majorité de femmes dont 15 % travaillent de nuit, considère le « risque accru de cancer du sein » comme un « enjeu important » et analyse attentivement la décision française.

Minimiser les risques

La Société canadienne du cancer indique que les travailleuses de nuit présentent un risque « un peu plus élevé » de développer un cancer du sein, potentiellement lié à la diminution du taux de mélatonine causée par l’exposition à la lumière artificielle. La mélatonine est un facteur de protection contre le cancer.

L’augmentation du risque se manifesterait généralement après une vingtaine d’années de travail de nuit, mais de nombreux travailleurs changent de poste après cinq à dix ans, ce qui rend l’étude de ce phénomène difficile, précise Mme Labrèche.

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Le travail de nuit est également associé à d’autres types de cancer, comme celui de la prostate, mais perturbe également le sommeil et le rythme circadien, entraînant une « cascade de conséquences », selon Mme Vallières, notamment des problèmes de concentration, de vigilance et de stress.

Les risques d’anxiété, de dépression, de maladies cardiovasculaires et de troubles du métabolisme, comme le diabète, sont aussi accrus.

Les chercheuses recommandent d’améliorer les conditions de travail des travailleurs de nuit, notamment en limitant le nombre de quarts de nuit consécutifs, en prévoyant des périodes de repos adéquates et en allouant au moins 11 heures de repos entre deux quarts de travail.

« L’idéal serait d’éviter de faire travailler les gens de nuit pendant de longues périodes. C’est une façon pour les ressources humaines de gérer le risque », suggère Mme Labrèche.

Travail de nuit et cancer : quelques avis scientifiques

2007 

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), conclut que le travail par quarts qui perturbe le rythme circadien est un « cancérogène probable ». Cette catégorie (2A) comprend une centaine de facteurs, dont la viande rouge, le talc et des ingrédients actifs de pesticides, comme le glyphosate, le malathion et l’atrazine.

2015

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) conclut à « un effet probable » du travail de nuit sur le risque de cancer du sein.

2026

Le Tribunal administratif de Marseille, en se basant sur l’expertise scientifique qu’il a commandée, reconnaît un lien direct entre le travail de nuit d’une infirmière retraitée et son cancer du sein hormonodépendant. « Le lien, dans le cas d’une maladie professionnelle, doit être direct mais non nécessairement exclusif, certain et/ou déterminant, les pièces du dossier devant uniquement établir avec un degré de probabilité suffisamment élevé le caractère direct de ce lien », rappelle le jugement.

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